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Le chauffage direct


- 2.1 Cheminées

Les cheminées, dispositifs de combustion à foyer ouvert, servent généralement à chauffer une seule pièce. Les premières étaient des foyers encastrés dans les murs des bâtiments ; de courts conduits canalisaient la fumée du feu et la rejetaient à l’extérieur. C’est au XIIe siècle que furent introduits les conduits de cheminée extérieurs, suffisamment longs pour fournir un tirage adéquat à la combustion, le tirage étant la différence entre les pressions à l’entrée et à la sortie du conduit. Autrefois construites en brique, puis en béton armé, elles sont aujourd’hui conçues en tôle isolée dans les centrales modernes. Les cheminées traditionnelles se composent d’un foyer entouré de trois murs de brique et surmonté d’une cheminée, conduit vertical, qui évacue la fumée et les autres produits de combustion vers l’extérieur. La partie supérieure du foyer est équipée d’une grille métallique montée sur pieds ou de deux supports métalliques, les chenets, placés perpendiculairement au fond de la cheminée et sur lesquels on dépose les combustibles. Les grilles sont utilisées pour des combustibles tels que le charbon, le coke et le charbon de bois ; les chenets sont employés avec le bois. Ces deux dispositifs facilitent la combustion en permettant la circulation de l’air sous le combustible. Dans de nombreux pays, la hauteur du conduit vertical est réglementée. La chaleur utile dégagée par une cheminée est à la fois produite par le rayonnement du composé et par un rayonnement indirect, émis par les parois latérales très chaudes et par le mur du fond. 85 à 90 % de la chaleur produite par la combustion est perdu dans les gaz libérés, qui s’élèvent dans la cheminée. Pour améliorer l’efficacité du chauffage, certaines cheminées modernes sont munies de conduits intérieurs, dans lesquels l’air froid de la pièce est chauffé et rediffusé dans celle-ci. En outre, certaines cheminées — en particulier dans les pavillons — peuvent chauffer plusieurs pièces, au moyen de conduits amenant directement l’air chaud dans les pièces.

- 2.2 Poêles :

Introduit en France au XVIe siècle, le poêle est un appareil clos en métal ou en céramique, à l’intérieur duquel brûle le composé liquide ou solide. C’est une version améliorée de la cheminée : ses surfaces sont en contact avec l’air de la pièce et transfèrent, par convection, de la chaleur à l’air qui circule au-dessus du poêle.

- 2.3 Electrique

On utilise souvent l’électricité pour le chauffage des résidences privées et des édifices publics, en raison du faible coût de l’installation. Les systèmes de chauffage électrique sont plus pratiques, plus propres et nécessitent moins de place que les dispositifs à combustion. Cependant, ils sont généralement plus coûteux. La chaleur peut être dispensée par des résistances électriques en spires ou en bandes, placées par exemple dans les convecteurs installés sur les murs ou sous les fenêtres. Ce système est appelé chauffage électrique intégré. La chaleur est produite directement par effet Joule, ou indirectement par induction. Des éléments ou des fils chauffants peuvent même être incorporés dans les plafonds ou les planchers pour produire une chaleur modérée (chauffage par rayonnement). Le coût total du chauffage électrique peut être réduit de façon substantielle par l’utilisation d’un système de pompe à chaleur. Il existe aussi des radiateur mixte (chauffer par de l’eau chaude et de électricité). On trouve également des systèmes de chauffage central, dans lesquels de l’eau est chauffée au moyen de résistances électriques. Des dispositifs qui émettent un rayonnement spécifique, comme dans un four à micro-ondes, qui permet de chauffer directement les molécules d’air en les faisant « vibrer », ont été conçus récemment.

- 2.4 Gaz

Les appareils indépendants à gaz ont pour application de chauffer juste une seule partie d’un hangar ou de chauffer une seule pièce dans une habitation. Le type de brûleur est le plus souvent atmosphérique, l’appareil est appelé à cheminée lorsque le foyer est ouvert c’est-à-dire qu’il prend l’air ambiant dans la pièce où il se trouve et que l’évacuation se fait naturellement dans une cheminée. Il est appelé ventouse lorsque l’air comburant est pris grâce à un tube qui va l’extérieur. Dans le tube de ventouse se trouve un deuxième tube concentrique qui lui sert à extraire les fumées de combustion. Le tout fonctionne grâce à un ventilateur qui force la circulation de l’air et des produits de combustions. Il existe deux types de contrôle de la flamme, le plus ancien est mécanique dit à « veilleuse » qui elle chauffe un thermocouple qui est raccordé sur un bloc gaz. Le plus récent est contrôlé par un boîtier de contrôle électronique par l’intermédiaire d’une sonde d’ionisation. Ces appareils peuvent être des radiateurs gaz, des panneaux rayonnants gaz, des ventilos convecteur gaz…



Publié le mercredi 7 août 2002, par Alain Bordmann
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